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Arnaud Nguefack : « Mon journal Infos Majeures est parallèle à mes tâches et fonctions à Canal2 »

Par Y.M.T.
Arnaud Nguefack : « Mon journal Infos Majeures est parallèle à mes tâches et fonctions à Canal2 »

Le célèbre reporter de Canal 2 International est depuis quelques semaines à la tête d’un nouveau projet, INFOS MAJEURES. En parallèles avec ses activités à Canal 2, Arnaud Nguefack dirige désormais ce journal hebdomadaire d’investigations et de grands reportages qui surfe sur l’actualité. Dans cette interview accordée à Médiatude, le journaliste présente son projet et parle de ses rapports actuels avec ses patrons à Canal 2.

Médiatude: Bonjour Arnaud Nguefack. Nous apercevons depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux votre journal, Infos Majeures. Et si vous nous présentiez brièvement ce journal.

Arnaud Nguefack : Bonjour et merci de l’intérêt que Médiatude accorde à Infos Majeures. Ce n’est pas seulement sur les réseaux sociaux.  Nous paraissons tous les lundis, et sommes dans les kiosques dans les villes de Yaoundé, de Douala et de Bafoussam pour le moment.  Les autres villes seront couvertes progressivement. C’est un projet que je porte depuis quelques temps. J’ai bien voulu l’implémenter pour enrichir notre environnement médiatique au Cameroun. C’est un hebdomadaire d’investigations et de grands reportages qui surfe sur l’actualité avec un accent sur l’intérêt humain. 

Pourquoi avoir choisi « Infos Majeures » ? Est-ce à dire que les autres traitent des informations mineures ? (Sourires)

(Rire) Assurément pas.  Ce n’est pas notre insinuation. Chaque projet éditorial à ses principes de fonctionnement. Infos Majeures c’est une dénomination qui a, à notre sens, le mieux correspondu à notre projet, et nous l’avons adopté. Si vous êtes curieux depuis le début, Vous aurez remarqué que chaque parution traite de façon particulière un sujet d’actualité de fond en comble.  Cette particularité réside en notre façon d’explorer les faits, de mettre sur papier des analyses diverses et variées, de solliciter pour nos lecteurs des expertises les plus consensuelles, mais aussi et très souvent de convoquer l’histoire ou le passé pour mieux cerner le sujet.

Nous connaissons Arnaud Nguefack dans d’excellents reportages en télévision, pourquoi se lancer dans la presse écrite ?

Nous avons tous des rêves. Le mien c’est de constituer une puissante entreprise de presse. C’est donc le premier pas qui amorce la réalité de mon rêve.  Nous avons appris le journalisme. J’ai un passé de radio, je partage mon présent entre la télé et la presse écrite, et mon futur pourrait pourquoi pas s’orienter vers le Web media. J’aurais alors fait du journalisme ma vie.

Quels sont désormais vos relations avec Canal 2 ? Car, selon nos informations vous restez un employé de la chaine

Mon projet est parallèle à mes tâches et fonctions à Canal2. Je reste effectivement employé de cette merveilleuse entreprise qui m’a révélé au public. J’ai discuté de mon projet avec mon patron, et il n’a trouvé aucun problème. Surtout que le code du travail me le permet tant qu’il n’y a pas de concurrence entre le deux. Je m’en réjouis d’ailleurs, car mon patron à un sens d’encadrement pour ses employés ambitieux.  Ma fidélité et ma loyauté vis à vis de canal2,  sont acquises et infaillibles. Et mon patron le sait.

Qu’est-ce qui vous motive à faire de tels choix. Avoir son journal et travailler pour une autre entreprise de presse ?

Comme je l’ai dit plus haut.  J’amorce la réalité d’un rêve que je porte. J’ai tout le droit de me lancer dans l’entrepreneuriat et surtout dans un domaine qui est le mien. L’essentiel c’est de pouvoir s’organiser à bien faire le boulot de part et d’autre.  Et c’est tout mon pari.

 Au Cameroun beaucoup de journaux naissent et disparaissent à la vitesse du vent. Pensez-vous pouvoir tenir face aux conditions actuelles et surtout garantir les salaires de vos employés ?

J’ai pris avec moi dans cette aventure quelques amis, avec qui nous partageons les mêmes aspirations.  Nous avons alors bâti un business plan en fonction de nos moyens. Le personnel recruté est pour le moment réduit à l’essentiel et la masse salariale minimale. Au fur à mesure que l’entreprise grandira, les choses seront améliorées.

Déjà à 11 numéros, Êtes-vous satisfait du rendement ?

C’est impossible d’être à la fenêtre et se voir passer dans la rue.  Je vous renvoie la question, vous qui êtes, un des observateurs de la scène médiatique camerounaise. Nous nous donnons à fond pour répondre aux exigences professionnelles avec pour principe évidemment de ne rien écrire pour nuire, et ne rien taire pour plaire.

© Entretien avec Y.M.T. et G.O

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