Médiatude

Affaire Wazizi: Des organisations de défense des droits des journalistes demandent des comptes au gouvernement camerounais

Affaire Wazizi: Des organisations de défense des droits des journalistes demandent des comptes au gouvernement camerounais

Depuis l’annonce du décès du journaliste d’expression anglaise suite à son arrestation pour avoir critiqué la gestion de la crise anglophone par le gouvernement, le milieu des hommes de médias est en ébullition entre indignation et condamnation. Au niveau national et international, des organisations de défense des droits des journalistes ont elles décidé de faire pression sur le gouvernement camerounais pour une clarification de ce dossier.

« Samuel Wazizi est mort », l’a annoncé Équinoxe TV, information confirmée par le syndicat national des journalistes du Cameroun par la voix de son président Denis Nkwebo. Arrêté en août 2019, on n’avait plus eu de nouvelles du journaliste en service à la Chillen Muzik Télévision à Buea. D’après les premières informations données par Équinoxe TV, il aurait succombé à ses blessures à l’hôpital militaire de Yaoundé, blessures dues aux différentes tortures subies selon la même chaîne. Très vite, l’information est devenue virale, entraînant une grande vague indignation de la classe politique, des internautes, mais aussi et surtout du corps des hommes de médias auquel il appartenait.

Ainsi, de nombreux acteurs et organisations tant nationales qu’internationales ont décidé de faire pression sur le gouvernement camerounais pour qu’il mette la lumière sur l’affaire Wazizi. Ainsi, la fédération internationale des journalistes via son secrétaire général Anthony Bellanger insiste: « Nous exigeons toute la vérité sur la mort de notre confrère Samuel Wazizi. Pourquoi a t-il été torturé ? Quand est-il décédé ? Quelle est la responsabilité des autorités publiques dans cette mort ? Aucune impunité ne sera tolérée ». Pour Reporters sans frontières, il faut être plus modéré quant à sa mort mais faire la lumière sur ses conditions de détentions « la détention au secret de ce journaliste et l’absence totale de nouvelles le concernant nous font craindre le pire…les détentions des journalistes ou leur poursuite devant des tribunaux d’exception sont courantes au Cameroun ». Le Committee To Protect Journalist à New York aux États-Unis estime: « Nous sommes extrêmement troublés par les informations faisant état du décès d’un journalistes au Cameroun et demandons immédiatement des comptes au Cameroun quant à cette situation ».


Pour le SNJC et le CAMASEJ, il faut « Une commission d’enquête nationale pour faire toute la lumière sur cette mort et que soit communiqué incessamment à la famille le lieu, la date exacte l’endroit où se trouve le corps et les circonstances de ce décès ».

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