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Alain Foka : « Le grand perdant de la guerre en Ukraine, c’est la presse internationale »

Par G.M.
Alain Foka : « Le grand perdant de la guerre en Ukraine, c’est la presse internationale »

Dans sa chronique hebdomadaire, édition du 16 avril 2022, le journaliste camerounais Alain Foka s’est évertué à analyser le conflit qui oppose la Russie et l’Ukraine, mettant au centre, le rôle que jouent les grands médias internationaux et les conséquences pour la presse subsaharienne.

Pour le journaliste, « la guerre en Ukraine vient confirmer cette réalité qui fait tomber le mythe selon lequel, les grands médias sont neutres, fiables, et objectifs… »

Pour justifier son propos, Alain Foka exhume quelques faits ayant marqué les débuts de cette guerre. « Au premier jour du combat, un pilote ukrainien fait la Une des journaux du monde entier. Il aurait abattu selon la presse occidentale, 6 aéronefs russes. Le pilote devient le symbole de la résistance héroïque ukrainienne », se souvient-il.

En réalité, rassure le journaliste en service à Radio France Internationale (RFI) « tout est faux. C’est une imposture. Ces images sont en réalité virtuelles. Elles proviennent du jeux vidéo « Digital Combat ». Un jeu de simulateur de combat », fait-il savoir.  

Dans le prolongement de sa pensée, l’homme des médias fait remarquer que « Pendant qu’en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique, les grands médias qui arrosent la planète entière nous ont définitivement convaincus que Vladimir Poutine est le Hitler du 21e siècle, le dictateur qui menace la paix dans le monde, et qui n’hésite pas de bombarder les maternités…, les médias financés par la Russie de leur côté, nous dépeignent le diable américain, et l’OTAN qui menace la paix dans le monde. Même son de cloche chez les médias chinois, qui sur ce coup, sur un ton moins va-t’en guerre, choisissent l’axe Moscou-Pékin ».

« Le public africain a appris à se méfier »

Si Alain Foka note que les deux camps qui s’affrontent avec leurs alliés respectifs ont leurs vérités avec leurs éléments de preuves, il relève aussi l’éveil du public africain qui selon lui, est devenu « sceptique » face à ce flot d’informations qui l’inonde

« Ce qui est certain, le public africain depuis quelques temps, a appris à se méfier du flot d’informations qui l’inonde. Il est même déjà sceptique. Il faut dire que les mensonges d’un passé récent, ont progressivement installé un climat de méfiance vis-à-vis des médias internationaux », formule-t-il, avant de proclamer « le temps où l’information diffusée par les médias du Nord était vérité évangélique est révolu (…) Le grand perdant de la guerre en Ukraine, c’est la presse internationale…»

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