Médiatude

De nombreux journaux ne paraîtront pas ce lundi.

De nombreux journaux ne paraîtront pas ce lundi.

Ceci émane d’une décision des éditeurs de presse du Cameroun, qui pensent célébrer ainsi à leur manière la journée mondiale de la liberté de la presse. La décision a été prise au cours d’une réunion le 28 avril dernier.

De l’avis de certains observateurs et organisations internationales, « la situation de la presse au Cameroun est d’une précarité inquiétante ». Le pays s’est encore classé 139e sur 161 lors du récent rapport sur la liberté de la presse dans le monde. C’est fort de ce constat, que les patrons de presse ont décidé de saisir l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse ce 03 mai 2020, pour monter au créneau, et poser un certain nombre de réclamations.

Parmi celles-ci, le refus du gouvernement à soutenir les médias à capitaux privés en cette période de crise sanitaire, l’accentuation de la fragilité de la presse privée du fait de mesures de restrictions liées aux covid-19, le non déblocage à temps de l’aide à la presse privée, l’accumulation des arriérés de paiement des prestations dues par les organismes et administrations publiques, l’accès limité des journaux privés à des commandes publiques notamment la publicité, la mévente des journaux, l’amaigrissement du porte-feuille publicitaire, le non-respect des accords et conventions internationaux, la non mise en oeuvre des actions prévues par les états généraux de la Communication de 2012, les arrestations et condamnations arbitraires des journalistes dans l’exercice de leurs missions d’informations.

Parmi ces journaux, on retrouve notamment de grands titres à l’instar de Mutations, Le Messager, Info Matin etc.

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