Médiatude

L’essentiel de la lettre ouverte de Amadou Vamoulke à Laurent Esso

L’essentiel de la lettre ouverte de Amadou Vamoulke à Laurent Esso

Dans cette missive rendue publique depuis le 30 avril dernier, l’ex-directeur général de la CRTV écroué à la Prison Centrale de Yaoundé Kondengui, interpelle le ministre de la justice sur ses conditions de détention et la révision de son cas.

Enfermé depuis 2016 pour détournement de fonds publics, Amadou Vamoulke est inquiet plus que jamais. L’ex DG de la CRTV interroge les conditions de vie en milieu carcéral à l’heure où la pandémie à coronavirus connait une résurgence. Il interpelle le Ministre de la justice à remettre en question les conditions de détention et de revoir son cas, après 64 renvois d’audience. Il implore :  » Je sais que ce mal mortel m’attend au tournant et que le pire pourrait advenir. »

Dans cette même lettre sous forme de diatribe , il prend des cas d’école de ceux qui ont souffert des abus de justice, donne des leçons au Ministre d’État chargé de la justice et interpelle sur son cas: « (…) Malgré mon statut d’inculpé libre et mon état de santé qui selon les experts nécessiterait une extradition sanitaire, je demeure emprisonné illégalement depuis près de cinq années. »

Il rappelle à Laurent Esso d’appliquer les prévisions de la loi et de faire bonne figure devant les organismes internationaux tels que l’ONU, qui a dénoncé ce que le journaliste incarcéré qualifie de « parodie de justice ». Il charge le ministre :  » Vous avez outrepassé votre pouvoir en dépassant toutes les bornes de l’inhumanité ».

Il profite enfin pour clamer son innocence et rejette la culpabilité des faits qui lui sont reprochés. « Je suis aujourd’hui porté à admettre ce que mes amis n’arrêtent pas de me dire, à savoir que mon seul tort serait d’avoir été trop honnête et trop et pour celà insupportable à certains (…) Je sais que cette interpellation publique peut me valoir, comme à certains d’autres déjà, d’être transféré dans un lieu d’incarcération encore plus inhumain comme la prison du SED. Mais cela m’importe peu, puisque sans avoir jamais rien détourné, j’ai déjà passé 1708 jours d’incarcération illégale à la Prison de Kondengui. »

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