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Accusé de pactiser avec les séparatistes, Cyrille Bojiko répond à Paul Atanga Nji

Accusé de pactiser avec les séparatistes, Cyrille Bojiko répond à Paul Atanga Nji

Les accusations du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji contre certains médias nationaux qui selon lui obtiendraient des financements extérieurs pour contribuer à la « déstabilisation des institutions de la République », font réagir les patrons des médias concernés. Après la sortie de Séverin Tchounkeu lundi soir sur le journal de 20 h sur Équinoxe, Cyrille Bojiko, promoteur de la Radio Balafon a également réagi.

Médiatude vous propose l’intégralité de la mise au point de Cyrille Bojiko

MISE AU POINT DE CYRILLE BOJIKO PDG DE BALAFON MÉDIA

Auditrices et auditeurs de Radio Balafon,

En date du 09 Mars 2020, à l’occasion d’un point de presse, Le Ministre de l’Administration Territoriale du Cameroun, a mis en garde certaines organisations non gouvernementales qu’il estime être « aux ordres des ennemis du Cameroun ». C’est dans cet élan que certains medias seront cités par le Ministre comme relais des « rapports tronqués » de ces ONG. « Équinoxe Tv, STV, Le jour et Radio Balafon sont particulièrement et singulièrement interpellés ». Plus loin, Le patron de la territoriale va assimiler ces organes de presse à « la radio milles collines » de sinistre réputation, car ayant fortement contribué au déclenchement du génocide au Rwanda en 1994.

Faisant suite aux propos du Ministre, Le Promoteur de radio Balafon s’empresse de porter à la connaissance de ses auditrices et auditeurs les précisions suivantes.

1-Dès sa création en 2011, Radio Balafon s’est positionnée comme un levier essentiel de développement en proposant des programmes d’information, d’éducation, de débats citoyens et de divertissement. Chaque jour, c’est plus de 1 million de personnes qui écoutent ses programmes en direct ou en ligne. Une audience acquise par la dynamique des contenus proposés, mais aussi par la qualité du personnel très motivé et bien outillé pour relever les défis de ses missions.

2— En ce qui concerne les « rapports tronqués » et repris par les médias, il convient de préciser la complexité de l’exercice de la profession de journaliste en temps de conflit. Il n’est pas exigé du journaliste d’avoir une totale maitrise d’une réalité certaine, car le journaliste n’est pas toujours présent au moment où se produit un évènement à l’exemple du drame de Ngarbuh.

Il est cependant exigé du journaliste qu’il communique correctement, sans parti pris inavoué, de façon compréhensible, rigoureuse, équitable et honnête pour ne pas induire le public en erreur. Pour ce faire, le journaliste doit s’appuyer sur des recherches documentées et les témoignages. C’est exactement ce que fait Radio Balafon

3— Radio Balafon n’est pas et ne sera jamais la « radio des mille collines » parce que :

–nous offrons une information impartiale et complète qui permette à chacun de prendre en toute connaissance de cause les décisions qui lui incombent de prendre en tant que citoyen camerounais.

–Nous développons au fil des jours une antenne libre afin d’aider le citoyen à exprimer ses opinions, ses centres d’intérêt afin que le gouvernement en tienne compte.

–Nous suscitons la compassion et l’élan de solidarité afin que la communauté nationale agisse en coaction avec les pouvoirs publics afin d’aider les victimes des différents conflits qui minent notre pays. Il est important de préciser que Radio Balafon a contribué financièrement aux différentes actions de solidarité nationale organisées par le gouvernement en faveur des victimes de guerre.  

Auditrices et Auditeurs,

Dans un contexte où se développe sur internet et d’autres médias un activisme communicationnel servant des intérêts inavoués, il y a de forts risques de confusion entre informations, expression personnelle, propagande et désinformation. Dans ce contexte particulier, Radio Balafon a toujours défendu ses valeurs d’intégrité ; d’équité, de fiabilité et de responsabilité. Nous réaffirmons notre attachement aux valeurs républicaines du Cameroun et c’est en toute sérénité que nous travaillons à construire au fil du temps la marque Balafon.

En 2018, le Président du Conseil National de la Communication est venu dans nos locaux nous féliciter pour notre professionnalisme pendant la campagne présidentielle et pour l’ensemble de notre travail. Nos nombreuses distinctions sont la preuve que nous sommes cotés à la bourse des valeurs médiatiques. Notre modestie ne devrait pas nous ôter notre mérite du respect et de la considération. Nous sommes et nous resterons un instrument de cohésion sociale et du développement du Cameroun. Nous sommes LA RADIO QUI VOUS ÉCOUTE.  

      Douala le 10 Mars 2020 

     Cyrille BOJIKO  


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