« Je ne compte pas mourir avant d’avoir libéré le Cameroun », a déclaré Longue Longue sur TV5Monde

Invité dans Le Journal Afrique le 25 octobre 2024, l’artiste camerounais s’est confié suite à la publication d’une vidéo le montrant en train de subir des sévices corporels. Il est revenu sur les raisons du traitement qui lui avait été infligé en 2019 et sur son « plan » pour l’avenir.
Ces images, partagées sur les réseaux sociaux le 23 octobre, ont choqué l’opinion et provoqué de nombreuses réactions, y compris celle du ministre de la Défense camerounais, Joseph Beti Assomo, qui a ordonné une enquête. Pour Longue Longue, la publication de cette vidéo, « détenue pendant cinq ans par un membre de la diaspora », représente une forme de justice. « Je suis soulagé parce que vous imaginez cinq ans après avoir subi ce genre de torture, puisqu’il était question qu’on me tue. Donc, je suis soulagé parce que justice sera faite et ces gens comprendront qu’ils ne sont pas au-dessus de la loi », a-t-il confié avant d’ajouter : « j’avais annoncé que je devais la publier mercredi, et il y a des gens qui m’ont dit « essaye de publier, si tu n’aimes pas ta famille et tes enfants, essaye de la publier » ».
Dévoilant l’identité, selon lui, de l’auteur de la vidéo et des personnes qui lui ont fait subir ces sévices, l’artiste a attribué sa punition au fait que, « J’ai donné mon avis après une élection, j’ai estimé que c’est Maurice Kamto qui avait gagné en 2018. J’ai dit que c’est Maurice Kamto qui avait gagné. Et comme ces gens dont je vous cite, pensent qu’on doit faire ce qu’ils veulent, on doit parler ce qui leur plaît. Et moi, ma liberté de penser ne changera jamais, même s’il faut mourir », a-t-il affirmé.
Longue Longue a également indiqué qu’il fonde des espoirs sur l’enquête instituée par le ministre de la Défense et se dit prêt à devenir « le libérateur » du Cameroun. « J’attends que justice soit faite. C’est vrai que chaque fois qu’on ouvre toujours des enquêtes au Cameroun, ça n’aboutit à rien. Mais cette fois-ci, la chance, c’est que je suis en Europe… Dieu a choisi une personne pour libérer tous les Camerounais, pour mourir pour cette cause… Et je crois que je suis prêt à mourir ».
À la question de savoir s’il pourrait rentrer au Cameroun, il a répondu fermement : « Je ne peux pas sinon c’est la mort. C’est vrai que même ici ils ont des lieutenants, ils ont des antennes ici, même ici je ne suis pas en sécurité. Mais je vais m’organiser pour que mes sorties soient au moins contrôlées, pour que les gens que je fréquente soient choisis. Voilà, donc je ne compte pas rentrer au Cameroun. J’ai enlevé le Cameroun dans mon programme pour ne pas mourir avant de libérer le Cameroun. Je mourrai après la libération ».