Médiatude

Le PCRN devient le 3ème parti politique le plus présent sur les plateaux de Canal 2 et STV derrière le RDPC et MRC

Par Y.N.
Le PCRN devient le 3ème parti politique le plus présent sur les plateaux de Canal 2 et STV derrière le RDPC et MRC

C’est l’un des enseignements du monitoring des parts des voix des partis politiques sur les chaines de télé, réalisé du 17 octobre au 17 novembre 2022 par Médiatude et son consultant Sob. Amyn Fouejeu.

Les pointages sont effectués dans les différentes émissions d’interview et de débat des principales chaines de télé.

CRTV, le RDPC en terrain conquis

Le parti au pouvoir tient la corde sur la chaîne publique. En effet, il est le seul à y avoir participé à un débat sur cette période mensuelle, au cours de l’émission « C’Politik », avec un seul passage d’ailleurs.  Dans les deux dernières études, cette réalité est déjà visible, même si de septembre à octobre, le RDPC a partagé l’espace débat de la CRTV avec Le PURS de Serge Espoir Matomba. Aussi, la faible participation des politiques sur la CRTV peut s’expliquer par une plus grande ouverture à la société civile, qui a 43% de parts de présence, précédant les dirigeants (29%) et les hommes de médias (24%).

Vision 4, le RDPC creuse l’écart, le SDF fait tomber l’UPC

Ici, le RDPC reste encore ce mois maître des plateaux de la chaîne. Avec six interventions dans les émissions Club d’élites et Arrêt Majeur, le parti obtient 42,86% de parts d’antenne, soit mieux que les 33% de la dernière étude. Il est suivi ici par le SDF qui déclasse l’UPC et obtient 14%, soit deux passages. Les autres partis (UPC, Univers, UDC, FDC, FDR, FDC) totalisent eux un seul passage. La chaîne a aussi massivement donné la parole à la société civile (59%), contre 41% aux hommes politiques.

Équinoxe TV, le MRC en chute, le RDPC nettement

Dans le cadre des émissions Equinoxe soir et Droit de réponse, le parti dirigé par Paul Biya enregistre 25 passages, soit 33,33% de passages, contre 30,16% dans la dernière évaluation. Pour la troisième édition, il est suivi par le MRC, qui avec 19 passages au total obtient 25,33 de taux de passages, en baisse de trois points par rapport au mois dernier. Le SDF avec six passages est troisième, suivi avec cinq passages de Jouvence, du CRAC. L’UNDP aura intervenu 4 fois. Équinoxe reste cependant le média qui a le moins fait intervenir l’opinion publique (24%), faisant intervenir 71% de politiques contre 5% d’hommes de médias.

Canal 2 International, le RDPC se paie [encore] le MRC

Le parti de la flamme ardente fidèle à ses récentes habitudes coiffe le MRC de sept points, avec 16 passages (35%) contre 9 seulement point le parti de Maurice Kamto (20%), soit un boom de 4 points par rapport à la dernière évaluation. Le PCRN est lui aux aguets, avec sept passages (15%), soit une hausse de plus de onze points. Les partis politiques ont occupé 47% de l’espace débat de la chaîne verte, contre 24, 47% pour les hommes de médias et 27,66% pour la société civile.

STV, RDPC-MRC, par ici le débat

Les deux partis politiques sont au coude à coude et ne se distancent qu’à la photo finish. Le RDPC prend le mieux avec six passages contre cinq pour son rival. Arrivé troisième avec un passage en moins que le MRC, le PCRN joue les opportunités, et pourrait ravir la vedette aux deux autres cadors, alors qu’en un mois, il est passé de 10,53% de passages à 19,05%. Le SDF et l’AFP enregistrent tous deux passages, en baisse notable pour le parti de la balance, qui quitte de 21% de parts pour seulement 09%.

Pourquoi ce monitoring ?

« L’article  n°15 de la loi 90/056 du 19 décembre 1990 portant sur la création des partis politiques et l’article n° 41 de la loi 90/052 du 19 décembre 1990 sur la liberté de communication, mais aussi la rencontre entre le président du Conseil National de la Communication en 2022 avec les acteurs des médias, ont inspiré ce travail qui permettra d’ouvrir un débat public sur la réglementation de la communication des partis politiques énoncé dans la constitution de 1990, mais qui demeure jusqu’à nos jours un mystère, un vide préjudiciable à la liberté d’expression et la démocratie » expliquent Médiatude et son consultant Sob. Amyn Fouejeu.

« Nous rassurons le public que les opérations de monitoring se feront progressivement sur l’ensemble des chaines de télé et radio », rajoutent-ils.

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