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« Non, les journalistes camerounais ne sont pas des malheureux » affirme Jean Solaire Kuete dans LE FACE À FACE

Par L.A.O.
« Non, les journalistes camerounais ne sont pas des malheureux » affirme Jean Solaire Kuete dans LE FACE À FACE

Invité de l’émission LE FACE À FACE sur Mo’ Radio, ce mardi 20 septembre, le journaliste Jean Solaire Kuete a exigé plus de respect envers son métier.

Le problème de savoir si le journalisme rapporte au Cameroun a été au centre des échanges dans l’émission Face à Face sur la 87.7. En tête à tête avec Omer Djomo, Jean Solaire Kuete, ayant toutefois reconnu que les journalistes sont traités comme des parias dans la société camerounaise, a estimé que cela était aussi à cause de l’indifférence de l’État.

« Je veux établir d’abord la responsabilité du gouvernement, parce qu’on ne peut pas vraiment mettre ça [le problème des journalistes] de côté. C’est très important. C’est capital ! Les moyens de l’État, la volonté politique… », a-t-il affirmé avant d’être « parfaitement d’accord » avec le présentateur que la « presse elle-même est d’abord divisée ».

« Il y a quand-même un caractère amorphe, n’est-ce pas [des journalistes]. Vous ne pouvez pas être un pouvoir et être conscient de ce que vous êtes un pouvoir et vous ne faites pas bouger les lignes. […] on a des syndicats qui sont nés, qui sont morts, on des associations qui sont mortes…», a déploré l’ancien journaliste de la défunte chaîne de télévision Bnews 1.

Par ailleurs, l’ancien journaliste de la radio Soleil Fm n’a pas jeté le bébé avec tout le bain. Il a aussi avoué que malgré les difficultés rencontrées dans la pratique du métier au Cameroun il y a tout de même un « un îlot de prospérité dans la presse ».

« Même dans un état de guerre où tout est mort, il y a des gens qui prospèrent. Il y a des gens qui réussissent à se frayer du chemin dans cette atmosphère-là. Ils peuvent bien prospérer. Il s’agit de savoir comment le faire. Ils ont du génie et prospèrent », a-t-il reconnu avant de se prendre lui-même pour exemple.

« Je ne veux pas aussi qu’on donne l’impression au grand public que les journalistes sont des malheureux. Nous ne sommes pas des malheureux. En tout cas je ne le suis pas, a-t-il affirmé.

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