Médiatude

Nouvelle brouille entre Jeune Afrique et le gouvernement camerounais

Nouvelle brouille entre Jeune Afrique et le gouvernement camerounais

Depuis samedi 05 octobre, c’est à un jeu de ping-pong que se livrent les deux parties. Le point de départ, un article du journal de Béchir Ben Yamed sur la libération de Maurice Kamto.

« Cameroun : l’opposant Maurice Kamto a été liberé après d’intenses négociations avec le régime de Paul Biya », c’est le titre de l’article de Jeune Afrique qui depuis ce samedi, défraie la chronique sur les réseaux sociaux au Cameroun et même en Afrique d’après de nombreux observateurs.

Cosigné par Georges Dougueli, Clarisse Juompan-Yakam et Franck Foute, l’article a été posté ce samedi sur le site internet du journal « panafricain », quelques heures après la libération des militants du MRC dont Maurice Kamto, président de cette formation politique. Dans cet article, il est mentionné que les émissaires du gouvernement auraient cédé des concessions à celui qui est arrivé deuxième à la présidentielle de 2018. S’en est suivi, une multitude de réactions de par et d’autres sur les réseaux sociaux.

Invité sur RFI dimanche 6 octobre, René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication a démenti formellement toute « pression » en dénonçant l’article susmentionné et parle d « une espèce de théâtralisation [de Maurice Kamto et Cie] qui n’a pas lieu d’être. »

Attaqué de différents bords, le journaliste Georges Dougueli a tenu à répondre par un post sur son mur facebook en ces termes :  » Quand on ne sait pas on se tait…  on infirme « formellement » une information non pas avec des supputations mais avec des faits…au regard des enjeux, il vaut mieux garder ses états d’âme pour soi…Avant d’ajouter pour conclure que: « les avocats font du droit. Les journalistes font du journalisme. Et les hommes politiques font la politique. Désolé de devoir rappeler ces évidences ».

Rappelons que ce n’est pas la dernière affaire en date entre Jeune Afrique et le gouvernement camerounais. En février dernier, le titre « Chantal Biya: Madame la présidente » avait déjà créé des remous entre les deux entités.


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