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Martial Bissog : « Je n’ai pas faim, donc mon entrée au RDPC ce n’est pas du clientélisme »

Par Y.N.
Martial Bissog : « Je n’ai pas faim, donc mon entrée au RDPC ce n’est pas du clientélisme »

Nouveau militant du parti au pouvoir, cet ancien journaliste de Canal 2 et Télesud a donné ce 20 novembre 2022 les raisons de son adhésion dans cette formation politique, qu’il aura critiqué durant plusieurs années. C’était dans le cadre de l’émission 7Hebdo diffusée sur STV.

En 2018, Martial Bissog était l’un des prétendants au fauteuil de président de la République du Cameroun dans le cadre de l’élection présidentielle organisée cette année là. Il n’avait pas finalement déposé sa candidature, préférant à l’époque se limiter au rôle d’observateur. Acteur de la société civile, il a été durant des années, l’un des plus grands critiques du RDPC, et de ses actions en faveur ou en défaveur de la population camerounaise. Quatre années après, le journaliste a décidé de rejoindre le parti politique dirigé par Paul Biya. Il note au sujet de cette décision que: « Il ne me revient pas qu’il y ait un seul homme d’affaire ou responsable d’entreprise qui soit de l’opposition », et estime que c’est nécessaire pour sa propre évolution.

Invité de Leila Reine Nganzeu dans 7Hebdo sur STV ce 20 novembre 2022, il a tenu à donner les raisons de ce choix polémique, la déliant de toute ambition financière: « Je n’ai pas faim, donc mon entrée au RDPC c’est pas du clientélisme », et mettent en valeur la nécessité d’apporter des solutions durables pour résoudre des problèmes que rencontre le Cameroun actuellement : « Nous avons trop de négativité à dégager, trop de combats qui parfois ne servent pas à grand chose mais il faut qu’on fasse avancer le pays ».

Aussi, il estime pouvoir mieux s’exprimer au sein du RDPC, et trouve qu’il est urgent de « préserver ce maigre filet de République qu’il nous reste ». Il trouve également l’apport de la jeunesse nécessaire pour mettre le parti et le pays plus au sommet : « Il y’a une jeunesse qui est plus aux affaires, nous sommes là, nous allons essayer d’y répondre », même si pour lui, sa « liberté d’action et de ton est non négociable ». Une réflexion, qui aura entraîné un sourire peu approbateur des autres panélistes présents sur le plateau.

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