Médiatude

Bruno Bidjang à Mitoumba : « c’est trop facile de nous critiquer d’avoir les mêmes invités »

Par Y.N.
Bruno Bidjang à Mitoumba : « c’est trop facile de nous critiquer d’avoir les mêmes invités »

Le journaliste a réagi à la sortie du cinéaste qui date de ce 09 octobre et qui critiquait le manque de rotation des invités dans les débats dominicaux. Une réaction du présentateur de l’émission Club d’élites, publiée sur son compte Facebook ce 10 octobre 2022.

Les débats dominicaux ont pris une place unique au Cameroun depuis quelques années. Chaque dimanche mais de plus en plus en semaine, des intellectuels se rendent sur des plateaux télés pour échanger sur un ensemble de sujets d’actualités. Si au fil du temps les différents programmes ont évolués, le nombre d’acteurs y intervenants, mais surtout les noms n’ont quasiment pas changé. C’est l’objet de la critique formulée par Ebenezer Kepombia, connu sous le nom de Mitoumba qui dans une publication sur son compte Facebook a indiqué que : « Depuis presque 4 ans, on invite les mêmes gens aux débats du dimanche sur toutes les télévisions camerounaises. Quand on fait ça dans le cinéma, on crie sur nous jusqu’à le tympan peut se percer ». Une réaction qui a suscité le débat sur la toile, un débat oscillant entre soutiens pour le réalisateur et des critiques.

Présentateur de l’une des émissions de débat les plus regardées sur les télévisions camerounaises, Bruno Bidjang qui présente l’émission Club d’élites sur Vision 4 a réagi à certes sortie, en donnant les raisons de cette redondance de débatteurs sur les plateaux. Ainsi, il note que : « c’est trop facile de nous critiquer d’avoir les mêmes invités dans les différents débats. Ce qui est d’ailleurs légitime, car la monotonie entraine la fatigue et la routine s’installe. Mais ce que vous ne savez pas c’est que pour pêcher quatre panelistes, c’est après avoir appelé minimum 50 ».

Le journaliste note également la peur qu’on certains politiciens à venir débattre, pour éviter des représailles professionnelles et autres conséquences qui peuvent leur être préjudiciable : « au Cameroun, s’exprimer, exalter son savoir faire, son expertise, son expérience est synonyme de représailles soit de sa hiérarchie directe, ou alors de ceux qui gèrent le pays. C’est pas facile d’avoir des courageux et des fonceurs comme les Pr. Messanga Nyamding, Bahebeck, Nkou Mvondo, Claude Abe, Viviane Ondoua Biwole ou encore Elimbi Lobe, Dr Aristide Mono, Nti Dieudonné Essomba, Anne Féconde Noah ».

Articles Similaires