Médiatude

« Des patrons de presse qui ne parviennent pas à payer les salaires de leurs employés depuis deux ans, osent me donner des leçons », a lâché Samuel Eto’o dans Interview Exclusive

Par L.A.O.
« Des patrons de presse qui ne parviennent pas à payer les salaires de leurs employés depuis deux ans, osent me donner des leçons », a lâché Samuel Eto’o dans Interview Exclusive

Invité à parler de sa plainte contre le journaliste Parfait Siki, au cours de l’émission Interview Exclusive, diffusée ce mardi 8 novembre 2022, sur Canal 2 international, Samuel Eto’o, a répondu aux patrons de presse qui s’en prennent à lui depuis le début de cette affaire. Il a estimé que ces derniers devraient d’abord régler les salaires de leurs « collaborateurs », avant de lui demander des comptes.

Au gré de ses explications, Samuel Eto’o n’a aucun problème personnel avec Parfait Siki. Il a même d’ailleurs confié à Rodrigue Tongué, qu’il avait même beaucoup fait pour que ce dernier soit le directeur du Département Communication de la Fécafoot, du temps où un comité de normalisation avait été mis sur pied pour couvrir la vacance de Seidou Mbombo Njoya.

« D’abord monsieur Tongué, je tiens à vous rappeler que celui qui propose Parfait Siki au président Dieudonné Happi, c’est moi. J’étais l’un des conseillers du président Happi. Et je lui dis encore merci, parce qu’il a accepté de me suivre. Je reconnais toujours les talents. Monsieur Parfait Siki a fait son bout de chemin. Nous avons travaillé ensemble. Je n’ai jamais demandé à Parfait Siki de quitter la Fécafoot », a déclaré le président de la Fécafoot.

Et de poursuivre que « Quand vous êtes employés à la Fécafoot, vous devez savoir que vous avez des droits mais aussi des devoirs. Et que la Fécafoot ne peut pas accepter que vous servez les intérêts de personnes tapies dans l’ombre ».

Plus loin, au sujet des attaques de la presse dont il fait l’objet depuis sa plainte contre Parfait Siki, le président de la Fécafoot a estimé que « certains » patrons de presse, incapables « de payer les salaires » de leurs employés, ne sont pas en mesure de lui faire la morale.

« Beaucoup de patrons de presse qui ne parviennent pas à payer les salaires de leurs employés depuis deux ans, osent me donner des leçons, ce qui n’est pas normal du tout. Le respect quand vous êtes patron, le tout premier c’est de respecter les salaires de vos employés. Ils écrivent des grands titres mais messieurs arrêtés. Si vous respectez le droit, mais c’est de payer les salaires de vos employés… », a tonné le quadruple Ballon d’or africain.

Ajoutant : « puis il y a d’autres, les mêmes qui ont d’autres intérêts, qui avaient d’autres intérêts à la Fécafoot, moi je m’oppose farouchement à tous ces collègues qui perçoivent un salaire de la Fécafoat et qui servent les intérêts de deux-trois personnes tapies dans l’ombre. Il faut laisser la justice établir les responsabilités. Il faut respecter la justice de notre pays, parce que quand elle est en votre faveur, vous êtes contents, mais lorsque ce n’est pas le cas, il faut assumer. La justice fait son boulot ».

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