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Donovan Kamga choisit Dash Média pour son come-back : « Dash Média correspond exactement à mes aspirations professionnelles »

Donovan Kamga choisit Dash Média pour son come-back : « Dash Média correspond exactement à mes aspirations professionnelles »

De son véritable nom Herman Kamga Tamko, Donovan est l’un des premiers visages de la télévision privée au Cameroun. Révélé sur Canal 2 grâce à son émission BLACK AND WHITE et la présentation des émissions de prestige telles que Canal d’or, le journaliste et animateur qui avait disparu des écrans de télévision revient après plus de 10 ans hors antenne pour mettre ses compétences au service du groupe de presse de Bony Dashaco. Dans cette interview accordée à Médiatude, Donovan se confie sur les raisons de sa longue absence, ses nouveaux challenges chez Dash Média et surtout les conditions de son départ de Canal 2 International.

Médiatude : Bonjour Donovan et merci d’avoir accepté cette interview.

Donovan : Bonjour Médiatude. C’est moi qui vous remercie.

Pourquoi avoir choisi Dash Média pour votre come-back ?

Dash Média correspond exactement à mes aspirations professionnelles. Avant de se lancer on a fait une étude de marché on a identifié les opportunités, le pour et le contre, et j’ai estimé que s’il fallait que je fasse mon come- back, que ce soit dans un grand groupe de presse. Je pense que je ne me suis pas trompé. DASH Média correspond complétement à mes aspirations professionnelles.

Avez-vous un poste de responsabilité au sein de Dash Média? Si oui, lequel ?

Je suis aujourd’hui Directeur des programmes  de Dash Tv News et Dash Tv Sports and Entertainment. J’ai la lourde responsabilité de proposer des contenus innovants aux téléspectateurs de la chaine. Il va s’en dire que nous sommes une chaine  à vocation panafricaine et je vois à travers  ce qui est en train d’être fait que c’est un pari qui sera tenu. Je m’occupe des différentes tranches d’antennes, je m’assure que ce qui est diffusé est de très bonne qualité car le public est de plus en plus exigeant.

Quelles émissions allez-vous présenter ?

Pour le moment j’ai une émission sur chacune des 2 chaines. Sur Dash News j’ai « Dash reportages » qui est une quotidienne qui sera diffusée tous les soirs à partir de 21h après le Dash Prime Time à 19h à 21h. Sur Dash sports and Entertainment j’aurai la responsabilité d’une émission de Divertissement dont vous aurez les détails bientôt.

Vous êtes un des premiers visages de la chaine Canal2, le public camerounais vous a découvert à travers l’émission Black and White. Et si on faisait un flash-back, racontez-nous comment a débuté l’aventure au sein de la chaine verte

Cette question me fait un peu rigoler. J’avais dit que je ne parlerais jamais de cette chaine. Pour dire vrai c’est la première fois qu’on me pose des questions concernant Canal2.

L’aventure commence en 2003-2004 après a réouverture e ce média consécutif à la libéralisation du secteur de l’audiovisuel au Cameroun. Jeune à l’époque, Je suis accueilli par M. Chatue en personne qui me donne la possibilité de m’exprimer. Je propose donc cette belle émission ‘’Black and white’’ que j’ai animée pendant pratiquement 6 ans. Ce fut une aventure assez difficile mais exaltante. Malheureusement je pars de Canal2 avec l’âme de Black and White et depuis mon départ il n’ y a jamais plus eu un programme semblable ni sur cette chaine encore moins ailleurs.

Comment s’est achevée l’aventure Canal 2 et quelle était la suite de votre parcours?

L’aventure s’est achevée car à un certain moment j’en avais un peu marre. Vous vous retrouvez avec des gens qui sortent de je ne sais d’où et qui se retrouvent en train de vous dire ce que vous avez à faire et qui décident de la trajectoire que va finalement prendre votre émission et votre vie. Une proposition m’a été faite par une société de jeux qu’on appelait YouWin Loterie qui avait un jeu dénommé Cash Tv. Elle devait être diffusée sur les antennes de la CRTV. Ils m’ont proposé 4 fois le salaire que j’avais à Canal 2 ; il faut dire qu’à Canal 2 j’avais 100.000Fcfa… Quand cette entreprise m’a fait cette proposition et qu’au-delà de ça ils me garantissaient des conditions que même le plus idiot des camerounais ne peut refuser (vous êtes affilié à la CNPS, vous avez une assurance maladie, toute votre famille est prise en charge si jamais il y a un problème) je n’ai pas pu dire « non ».

J’accepte donc la proposition et je pars animer ce programme qui était diffusé tous les samedis à une heure de grande écoute. Le projet a duré environ 2 ans avant banqueroute. Les investisseurs ont sorti  leurs financements et on a été mis en chômage. Heureusement j’avais un contrat qui stipulait qu’au pire des cas la CRTV me recruterait comme journaliste ou animateur chez eux, mais malheureusement au moment où la chaine est sur le point de m’intégrer je bénéficie d’une formation en Belgique qui va durer 4 mois. Je me retrouve donc face au choix d’intégrer la CRTV ou alors d’aller me former ; je choisi la formation en Belgique. Plus loin, une autre opportunité s’offre à moi au Congo chez un opérateur de téléphonie mobile. J’y travaille pendant 4 ans et à un certain moment je décide de revenir chez moi au pays ou j’avais laissé femmes et enfants. A mon retour je travaille comme responsable des relations publiques de la communication et des relations avec la presse des hôtels La Falaise, l’aventure dure 2 ans avant l’avènement de la pandémie à Coronavirus. Puis il y a cette opportunité Dash Média qui fait appel à mes compétences et je juge opportun de mettre mes compétences au service de ce grand groupe de presse.

La télévision vous a-t-elle manqué ?

La télévision m’a énormément manqué et chaque fois j’ai voulu revenir mais après quand j’ai vu comment les confrères des autres organes de presse étaient traités, ça ne donne pas envie de faire ce métier. Je profite de cette interview pour dire merci à Bony Dashaco pour l’opportunité qu’il me donne et surtout de la confiance qu’il place en ma personne de pouvoir lui montrer ce dont je suis capable et monter à tous ceux qui nous regardent le potentiel que les camerounais peuvent avoir.

Un mot pour conclure ?

A propos des patrons de presse j’aimerais faire un coup de gueule : Les patrons en général, ceux de la presse en particulier, il faut qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas plus intelligents que les autres camerounais. S’ils ont eu la chance d’être patrons ils doivent garantir à leurs employés un salaire décent et régulier. Vous ne pouvez pas travailler pour une entreprise  un groupe de presse, non seulement vous êtes payé comme un catéchiste, vous observez des mois de 40, 45, 60 jours. Tout employé a droit à un travail décent. Cette décence intègre une meilleure prise en compte des salaires, un environnement de travail paisible et une revalorisation du statut du travailleur dans notre pays.

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