Médiatude

Nadine Yambou : « C’est à Équinoxe que j’obtiens mon premier emploi » #3

Nadine Yambou : « C’est à Équinoxe que j’obtiens mon premier emploi » #3

Pour le lancement du site web de Médiatude, 1er journal en ligne camerounais essentiellement dédié à la vie des médias, nous sommes allés à la rencontre de quelques acteurs des médias. Dans cette série d’interview que nous vous proposons, ils partagent  leur expérience sur cette plateforme lancée en 2016 sur les réseaux sociaux. Ils partagent également leur expérience avec le métier qu’ils pratiquent depuis plusieurs années. Nadine Yambou, présentatrice à Equinoxe Tv, est notre troisième invité.

Bonjour Nadine, et merci de vous prêter au jeu !

Bonjour Médiatude,  c’est un privilège pour moi d’avoir été choisie pour cette initiative qui ma foi apportera un plus dans cet univers médiatique que nous aimons tant.

Médiatude, ca vous dit quelque chose ? (Sourire)

Bien évidemment, Médiatude est en passe de devenir l’un des sites qui renseigne le mieux sur le quotidien des journalistes et l’actu des médias au Cameroun. Pour la petite histoire, lors d’une réunion de famille j’ai été agréablement surprise de voir des cousines et tantes naviguer sur votre page Facebook. Et je leur ai posé une question tout aussi banale. « Donc vous suivez Médiatude ? »  Elles ont répondu en cœur : « Mais comment !!!!  Nous lisons chaque jour les infos là-bas sur les journalistes  » Cette réaction m’a permis de mesurer une fois de plus la portée de cette plate-forme.  Je salue le travail que vous faites.

Comment et si possible quand, avez-vous connu Médiatude ?

J’ai entendu parler de Médiatude il y’a deux ans.  Mais à ce moment ça ne m’a fait ni chaud ni froid et je me suis dit , un site comme tous les autres  surtout qu’il y’ avait pas mal de plate-formes qui informaient  sur la vie des médias. Et ce n’est qu’en 2018 que j’ai véritablement pris connaissance. Mes collègues en parlaient constamment. Surtout lorsqu’ils évoquaient  les extraits des clashs lors des émissions un peu une sorte de bêtisier. C’est donc ça qui a suscité ma curiosité même si à un moment je trouvais  qu’on relayait un peu plus le côté négatif.rires….

Votre première réaction quand vous avez visité notre page Facebook et ou Twitter ?

J’ai été impressionnée par le nombre d’abonnés et  followers. Une page bien  annimée et suivie par des internautes  qui n’hésitent  pas à réagir après les  publications postées. Aussi, j’ai été émerveillée de voir Médiatude me souhaiter  des vœux à l’occasion de mon anniversaire.  Et je me suis rendu compte que vous le faisiez pour les autres journalistes et animateurs.  Je l’ai trouvé formidable.

Nous lançons notre site web après deux ans et demi d’existence sur les réseaux sociaux. Un site web essentiellement dédié à l’actualité des médias et le premier du genre au Cameroun. Que peut apporter de plus cette plateforme dans la vie des médias au Cameroun selon vous ?

Je voudrais tout d’abord saluer cette merveilleuse initiative qui apportera à sa manière une touche particulière sur le travail qu’abattent les professionnels des médias au quotidien . Surtout  que, les réseaux sociaux sont un moyen capital pour booster la visibilité et d’accroître la notoriété de certains programmes et médias. Médiatude l’a d’ailleurs  très bien compris. 

Pour certains observateurs, les médias camerounais tardent à décoller. Quel regard portez-vous sur cet univers tel que pratiqué de nos jours au Cameroun?

Le paysage médiatique camerounais est certes malade. Il souffre de nombreux maux qui freinent son essor. Quand on regarde la fin de certains aînés cela suscite beaucoup d’interrogations .  Mais on ne saurait tout peindre en noir.  Il y’aussi des points positifs à relever. De nos jours on note de plus en plus des médias qui se démarquent, qui font des efforts pour qu’on ait une amélioration significative des conditions de travail et de vie des pratiquants de cette profession. Je dirais que le contexte économique joue en leur défaveur.  Pour ce qui est du journalisme,   c’est un métier noble.  Comme disait quelqu’un » le plus beau métier au monde. »  Quand on le fait avec passion, amour et enthousiasme on se sent fier d’informer les camerounais et de contribuer au développement de la société. C’est un privilège !!! .

Vous êtes depuis un moment déjà l’une des présentatrices phares d’Equinoxe Tv . Tout se passe bien pour vous ?

Jusqu’ici tout va très  bien  ….même si parfois, je peux faire face à certaines difficultés. Je garde la tête haute en  restant focalisée sur mes objectifs à atteindre. Je fais ce métier par amour et c’est ça qui me donne la force d’avancer….

Il faut dire qu’en plus de présenter les journaux   de la mi Journée parfois du 20h, j’anime actuellement une émission santé à la radio tous les mercredis.  Et je présente de temps à autre des émissions politiques toujours à la radio.  Nous sommes dans une dynamique, de nouveaux concepts se créent chaque année et en fonction des objectifs voulus par ma hiérarchie  je pourrais bien  être sollicitée. ailleurs.

Quel est le plus beau moment que vous avez vécu à Equinoxe ?

 Rire…. Mon plus beau moment… Je dirais tout simplement que chaque jour est unique et à sa particularité. A Équinoxe il n y’a pas que le travail. j’ai découvert une famille, des personnes avec qui on partage nos joies, forces et faiblesses. Et c’est cette belle ambiance qui nous motive de temps en temps.

Comment se sont fait vos débuts dans le métier ? Parlez-nous de votre parcours en quelques mots.

C’est à Équinoxe que j’obtiens mon premier emploi,  fraîchement sortie de l’école.  Après un stage d’un an au quotidien le jour,  j’ai été  intégrée au sein de l’entreprise  en 2013. Je découvrais ainsi un nouveau monde, le monde professionnel.  Mes débuts n’ ont pas été un long fleuve tranquille.  Je m’en souviens encore comme si c’était hier. Je venais au travail à 5h 30 parce qu’ à l’époque j’étais programmée  au bulletin d’information de  6h et je rentrais parfois  après le journal de 20h, donc 21h30-22h par là  . C’était pénible, et à chaque fois on me critiquait  sur mon travail même quand je croyais avoir bien fait et à un moment donné je me suis repliée sur moi, le découragement s’est installé. je me demandais toujours si j’allais arriver un jour. J’ai même failli tout  abandonner et aller ailleurs. Je dis merci à certains de mes collègues qui m’ont soutenue, qui ont cru en mon potentiel et le talent qui étaient en moi. A chaque fois que j’avais un souci ils  étaient là pour m’aider m’encourager à ne pas baisser les bras. Je ne pourrais pas citer un nom particulièrement  puisse que chaque collègue d’une manière ou d’une autre à influencé positivement mon séjour dans cette boîte et je leur dis : merci cher collègue !!!  Mais il serait important de le rappeler que c’est en passant par cette école que le génie qui était en moi a fini par exploser.  Des talents cachés ont été mis  au grand jour. Quand je regarde mon parcours en près de 6 ans je peux dire avec fierté oui j’ai grandi. Je ne suis plus la Nadine d’avant. J’ai franchi un nouveau palier dans ma carrière.  Aujourd’hui je présente aisément  le 20h, j’anime des débats, je fais des entretiens en plus des reportages. Je suis simplement  un produit pur d’Equinoxe

 Quelles sont pour vous les valeurs qui vous accompagnent dans votre métier ?

Être femme journaliste , c’est un engagement et de nombreux défis à relever au quotidien.

Le métier de journaliste est guidé par une charte déontologique stricte que chaque professionnel doit respecter. Pour cela, il doit être rigoureux dans son travail. Curieux, et toujours garder ces mots : exactitude, objectivité et impartialité . En tant qu’acteur social, il doit militer  pour les valeurs de paix, démocratie, liberté, solidarité, d’égalité et d’éducation.

Quels sont vos modèles de réussite dans le métier ?

Mes modèles de réussite ? Je commencerais tout d’abord sur le plan international avec Élise Lucet, l’ex-présentatrice vedette  du journal à France 2, ou encore Anne-Claire Coudray de Tf1, Christophe BOISBOUVIER de RFI et notre chère aînée Denis Epote qui fait la fierté du Cameroun à l’international.

Sur le plan local,  j’admire le travail de serge pouth, Léonard châtelain. D’ailleurs ils font partie de ceux qui m’ont encouragée dans mes débuts. Quand je leur ai dit que j’allais faire ce métier, j’étais encore en classe de seconde au Lycée Bilingue de Bafoussam et je participais à l’émission des jeunes à la Crtv Poala Fm.  Je crois qu’ils seront heureux de savoir ce que je suis devenue aujourd’hui. Également, une fleur aux dames qui se démarquent dans cette profession à l’instar de Madeleine Soppi  Kotto et Che Atta Bile de la radio et télévision publique.

Un jeune ou des confrères que vous admirez ?

Oui bien sûr j’admire le travail de mes collègues  à l’instar de Cédrick Noufele, lui il m ‘encourage à me surpasser et  n’hésite pas à me donner un coup de main.  Je dirais que je l’importune à tout moment avec mes travaux. Même si c’est compliqué il débloque la situation.  Il y en a également que j’apprécie pour leur travail  par exemple Éric Kouamo,  Jean Paul Choun Nyat.

Des souhaits et suggestions pour l’équipe de Médiatude qui entame ce nouveau challenge ?

Pour cette nouvelle aventure,  pour que le site puisse connaître un boom, obtenir des vues et des partages, il faut maximiser sur les contenus. Faire une immersion dans l’univers des journalistes. Comment ils se préparent même dans la production de leurs émissions.

Pour l’addition ! Espèrerez-vous être nominée  par les internautes en décembre prochain lors de la 3 eme édition des Awards des Médias que nous organisons ? (Sourire)

Nous travaillons pour le public.  C’est grâce à eux que nous existons.  Ils sont mieux placer pour choisir celui ou celle qui se serait démarqué dans son domaine.

© Entretien avec Médiatude

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