Médiatude

Les États-Unis réduisent le nombre de journalistes chinois sur leur territoire

Les États-Unis réduisent le nombre de journalistes chinois sur leur territoire

C’est en substance ce qui ressort d’une décision rendue publique par le département d’État américain ce 02 mars 2020. Celle-ci semble être une représaille, après l’expulsion il y’a quelques jours de trois journalistes américains de l’empire du milieu.

Quelques jours après l’expulsion de journalistes américains du Wall Street journal de la Chine pour avoir traité d’un article sur le coronavirus en employant des termes « grossiers » selon les responsables chinois, les États-Unis viennent de donner une réplique sans précédent. En effet, le gouvernement américain compte limiter le nombre de journalistes travaillant pour des médias chinois exerçant sur son territoire. Les américains expliquent cette décision par la caractère « répulsif » du pouvoir de Pékin envers les journalistes. « Depuis des années, la Chine impose une surveillance, un harcèlement et des intimidations de plus en plus durs sur les Américains et d’autres journalistes étrangers travaillant en Chine », a déclaré dans un communiqué le secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

Sans mentionner directement l’épisode des journalistes du Wall Street journal, les responsables américains appelant la Chine à revoir sa ligne en matière de liberté de la presse, alors que le pays était déjà classé en 2019 comme « pays le plus intolérant  » contre les journalistes par une ONG Américaine de défense des droits journalistes, avec 48 hommes de médias emprisonnés. Dans son propos, Mike Pompeo a précisé aux chinois: « Nous appelons le gouvernement chinois à confirmer immédiatement ses engagements à respecter la liberté d’expression, y compris pour les membres de la presse ».

Les cinq médias chinois concernés par cette décision (Agence Chine Nouvelle, télévision CGTN, China Radio International, China Daily et le Quotidien du Peuple) ont été classés le mois dernier par Washington comme des missions étrangères et sont désormais considérés comme des organes « de propagande ». Ils pourront employer 100 ressortissants chinois au maximum à partir du 13 mars, contre 160 actuellement.


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