Médiatude

Les patrons de presse appellent à la libération immédiate de Parfait Siki

Par Y.N.
Les patrons de presse appellent à la libération immédiate de Parfait Siki

Dans une lettre signée ce 09 novembre 2022 par Haman Mana, président de la fédération des éditeurs de presse du Cameroun, la corporation dénonce ce qu’elle qualifie comme une « détention abusive ». Elle exige la libération immédiate de l’ancien secrétaire général par intérim de la Fecafoot, directeur de publication du journal Info+.

Deux semaines déjà que Parfait Siki est privé de liberté. Après huit jours de garde-à-vue, il a été placé sous mandat de dépôt le 02 novembre dernier à la prison centrale de Kondengui, par un juge du tribunal de première instance de Yaoundé Centre-Administratif. Il est reproché au journaliste qui a occupé les fonctions de chef du département communication et de secrétaire général par intérim de la fédération camerounaise de football, d’avoir gardé des documents confidentiels propres à la fédération par dévers lui « dans le but de les falsifier » notamment les procès-verbaux de l’élection des vice-présidents de cette institutions qui se seraient tenus en décembre dernier.

Pour les patrons de presse réunis autour de la fédération des éditeurs de presse du Cameroun et de son président Haman Mana, dénoncent ce qu’ils appellent « détention abusive », pour ce qu’ils considèrent comme  « une instrumentalisation de la justice » par Samuel Etoo, président de l’instance faîtière du football camerounais. Ils notent aussi qu’ils resteront mobilisés, jusqu’à la « libération de Parfait Siki Awono, afin que l’Etat prévale au Cameroun sur les desseins sombres de quelques individus ».

De son côté, Samuel Eto’o a réagi à cette situation vendredi 08 novembre 2022, alors qu’il accordait une interview exclusive à Canal 2 International. Il a dit « n’avoir aucun problème avec Parfait Siki » dont il loue « le professionnalisme » comme journaliste, et qu’il avait lui même « recommandé » à la Fecafoot. Il a aussi indiqué « faire confiance à la justice » qui « établira les responsabilités », précisant qu’il « ne s’agissait pas d’un problème entre la personne de Samuel Eto’o et Parfait Siki », mais plutôt entre le journaliste et l’institution où il a passé plusieurs années.

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