Médiatude

Gabon : Ali Bongo sommé de payer 2,4 milliards F CFA à la chaîne Télésud

Gabon : Ali Bongo sommé de payer 2,4 milliards F CFA à la chaîne Télésud

L’État gabonais et la chaîne de télévision panafricaine Télésud, dont Pascaline Mferrie Bongo Ondimba – sœur d’Ali Bongo – est mécène, auraient un contentieux apprend Médiatude de La Lettre du Continent. La sœur d’Ali Bongo réclame à son frère plus de 2 milliards de FCFA pour des prestations télé.

Alors qu’elle vient de perdre son statut honorifique de haut représentant du président de la République lors du dernier Conseil de ministres tenu le 2 octobre 2019, Pascaline Bongo souhaite redonner vie à la chaîne panafricaine Télésud dont elle est actionnaire depuis 2008.

Selon Gabontimes, Wireless and International AfroMédia (WIAM), actionnaire de Télésud a été placé le 4 octobre 2019 en cessation de paiement. En d’autres termes, le tribunal de commerce de Paris a constaté l’impossibilité de l’entreprise à faire face à son passif exigible avec son actif disponible, compte tenu de la dette colossale accumulée par la chaîne après un partenariat avec l’État gabonais. 

Lettre du Continent parle d’une reprise en 2008 de 20 % des actions par Éric Benquet d’une part et de 80 % par un groupe Luxembourgeois ARTNELUX appartenant à Pascaline Mferrie Bongo Ondimba.

En 2011, toujours selon Lettre du Continent, Ali Bongo Ondimba voulant « promouvoir l’image du pays », avait signé un contrat de prestation de service d’un montant de 375 000 euros soit 254 625 000 millions FCFA par mois afin que Télésud à l’international, promeuve une image positive du Gabon. Un contrat à caractère commercial que les querelles internes finiront par affecter et rendre inexécutable. 

L’hebdomadaire français évoque des tensions récurrentes entre Pascaline et le couple présidentiel lesquelles « ont bloqué les versements et accumulé les arriérés qui s’élèvent aujourd’hui à 3,72 millions d’euros ».

Une situation qui a conduit le tribunal de commerce de Paris à délivrer le 3 octobre 2019 au Chef de l’État gabonais, une injonction de payer de la somme querellée. Infortune ou véritable empoignade entre les enfants d’un même père ? On attend de voir.


Articles Similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *