Médiatude

Paul Biya parmi « les prédateurs de la presse » selon Reporters sans frontières

Par Y.N.
Paul Biya parmi « les prédateurs de la presse » selon Reporters sans frontières

Cela faisait 5 ans que ce classement n’avait pas été publiée par l’ONG. Dans ce nouveau tableau publié en juillet 2021, l’organisation a indexé plusieurs chefs d’État, accusés d’être dans leur pays des bourreaux de la liberté de la presse. Outre Paul Biya, plusieurs autres chefs d’États africains, européens, asiatiques et américains font leur entrée dans le classement.

Dans son rapport, Reporters Sans Frontières précise que l’Afrique est « la zone géographique où les prédateurs sévissent depuis le plus longtemps. » Par exemple, cela fait 41 ans que Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est à la tête de la Guinée Equatoriale. Outre lui et ses homologues érythréen et rwandais, le rapport épingle cinq autre leaders africains : Ismaïl Omar Guelleh, président du Djibouti, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, Salva Kiir, à la tête du Soudan du Sud et le président ougandais Yoweri Museveni et le président camerounais Paul Biya. Ce dernier paie le fait des nombreuses incarcérations de journalistes sous son mandat depuis son arrivée au pouvoir en 1982. Les affaires Pius Njawé, Bibi Ngota ou les sanctions plus récentes contre certains journalistes et organes de presses par le conseil national de la Communication mis en place par Paul Biya sont entre autres, les raisons de la présence du chef de l’Etat Camerounais dans ce sinistre classement.

Outre l’Afrique, l’occident et l’orient ne sont pas en reste. Ainsi, des dirigeants comme Vladimir Poutine de la Russie, Xi Jinping de la Chine, Recep Tayyip Erdogan de la Turquie, Viktor Orban de la Hongrie, Kim-Jong-Un de la Corée du Nord et Jaïr Bolsonaro du Brésil sont au nombre de ces prédateurs. On enregistre aussi la présence de deux femmes, Carrie Lam de Hong Kong et Hasina Wajed du Bangladesh. Selon reporters sans frontières, les membres de cette liste « imposent une répression massive, via la mise en place d’appareils de censure, de l’incarcération arbitraire de journalistes, d’incitation à la violence contre ces derniers, quand ils n’ont pas…directement ou indirectement poussé à leur assassinat ». L’organisation promet d’ailleurs de dévoiler avant la fin de cette année une autre liste de prédateurs non étatiques de la liberté de la presse.

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